Office de Tourisme du Longuyonnais
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LA DRÔLE DE GUERRE

 

Dès fin août 1939, avant même la déclaration de guerre, la ville administrée par le maire, M. Constant, est en grande partie évacuée (elle compte alors plus de cinq mille habitants) et seuls restent sur place les civils nécessaires à la poursuite de l’activité économique. C’est notamment le cas des cheminots chargés du fonctionnement de la gare par laquelle transitent de nombreux convois chargés du transport du minerai de fer et des produits sidérurgique en provenance de Longwy.

Sur le plan militaire, le 149° RIF constitue le noyau actif de trois nouveaux régiments de forteresse mobilisés (132°, 139° et 128° RIF) destinés à l’occupation du secteur fortifié de la Crusnes et du plateau de Marville et lui-même se déploie dans le sous-secteur d’Arrancy qui englobe Longuyon et comporte notamment les deux ouvrages d’artillerie de Fermont et de Latiremont. C’est le IIIe bataillon qui se charge de la défense de la ville.

De septembre à décembre 1939, le secteur est renforcé par la 20° DI du général Corbé puis de décembre 1939 jusqu’à juin 1940, par la 51° DI du général Boëll. Le 310° RI vient alors renforcer le III/149° RIF et les deux unités se répartissent les différents quartiers entre le plateau de Revêmont et le plateau de Noërs.

Durant cette période, plusieurs petits blockhaus sont construits aux lisières de la ville pour l’intégrer dans la position fortifiée et reporter la défense le long de la Chiers.

 

LA VILLE DANS LES COMBATS DE MAI-JUIN 1940

 

La 10 mai 1940, l’offensive allemande se déclenche et l’évacuation complète de la ville est ordonnée. La mesure n’est pas inutile car dès  5 h, un bombardement aérien cause quelques dégâts aux Allondières. Durant cette période, la ville est traversée par de nombreux réfugiés belges et luxembourgeois qui fuient l’avancée allemande.

Le café Bragard aux Allondières est un des premiers bâtiments détruits suite au bombardement du 10 mai au matin. (coll. JYM)

Le 12 mai 1940 en soirée, en raison de la poussée allemande dont les unités viennent border la position, les différents ponts (rails et routes) qui desservent Longuyon sautent de même que les destructions routières (fourneaux de mine destinés à faire sauter les routes en des points précis) du cimetière allemand et de la route de Longwy.

Le pont des Deux Eaux, à l’entrée de Longuyon, saute le 12 mai en fin de journée (coll. JYM)

La ville est ainsi en première ligne mais elle ne subit aucune véritable attaque, la décision s’opérant en d’autres lieux. Elle est cependant endommagée par les bombardements qui s’abattent quotidiennement sur le secteur.

1) Les immeubles de la rue de Sète ont été sérieusement endommagés par les bombardements. (coll. JYM)

2) Des défenseurs de la ville s’affairent à réparer les réseaux de barbelés en face du pont des Deux-Eaux. (coll. JYM)


Le 13 juin 1940, les troupes d’intervalles se replient sur ordre pour éviter l’encerclement, laissant la ville sans défense. Aussitôt, la 183.Inf.-Div. en prend possession et la première préoccupation des Allemands est de rétablir le passage sur le pont des Deux-Eaux.

1) Des éléments de la 183.Inf.-Div. abordent Longuyon : ils se trouvent à hauteur de l’embranchement des routes de Longwy et de Viviers-sur-Chiers. (coll. JYM)

2) Un officier passe sans doute les dernières consignes à un Radschwadron (escadron cycliste) de la 183.Inf.-Div. avant de pénétrer dans la ville. (coll. JYM)

3) Les Allemands constatent l’importance de la coupure causée par la destruction du pont des Deux-Eaux. (coll. JYM)

4) Les Pioniers de la 183.Inf.-Div. entreprennent aussitôt de rétablir le passage à l’entrée de Longuyon. (coll. JYM)

La position fortifiée est encerclée peu après, ce qui débouche le 21 juin 1940 sur une attaque menée par la 161.Inf.-Div. (qui a relevé la 183.) sur les arrières des ouvrages de Fermont et de la Ferme Chappy. Cette attaque échoue sous le feu des armes des ouvrages et toute nouvelle attaque sera suspendue jusqu’à la fin des hostilités qui intervient le 25 juin 1940 à 0 h 35. L’évacuation des ouvrages le 27 juin 1940 au matin marque la fin des opérations dans le secteur, les équipages des ouvrages prenant alors le chemin de la captivité.

 

L’OCCUPATION

 

La ville est alors soumise au joug de l’envahisseur mais elle ne connait pas de faits vraiment saillants. Le poste de maire étant vacant, le gouvernement nomme à ce poste le docteur Gousset, médecin local qui assurera cette fonction jusqu’à la libération … et exercera encore deux mandats après la guerre.

Ce n’est qu’à partir de 1944 que se manifeste vraiment la résistance locale avec quelques actions ciblées – notamment des déraillements de trains à l’initiative des cheminots – et la mise en place de filières d’évasion de pilotes alliés.

 

LA LIBERATION

 

Le 1er septembre 1944, venant d’Etain, une avant-garde américaine formée par le 43rd squadrons group du 3rd Cavalry Reconnaissance Group appartenant au XXe Corps du General Major Walker, lui-même dépendant de la IIIrd Army du General Patton, pénètre dans la ville vers 19 h, ce qui autorise quelques résistants locaux à se manifester un peu prématurément. Les Américains se retirent en effet peu après (vers 21 h) et les résistants – qui ont abattu trois Allemands - sont obligés de quitter la ville qui est réoccupée vers 23 h par la Kampfgruppe von Günsterberg forte d’environ trois-cents hommes.

Le 8 septembre au soir, les troupes américaines atteignent Constantine, à six kilomètres à peine de Longuyon, ce qui incite les Allemands à évacuer la ville sans combats, dès le lendemain, après avoir fait sauter les ponts.

1) Le pont-rail qui enjambe la Chiers a été cisaillé à l’entrée de la rue Poincaré qui monte vers le plateau de Revémont. (DR)

2) Contre-champ de la photo précédente qui permet de distinguer le pont détruit, vu en direction de la rue Augistrou. (DR)

 

Les troupes américaines prennent alors possession de la ville le dimanche 10 septembre au matin, sans avoir à s’engager. Quant aux FFI, ils ne réapparaîtront que dans l’après-midi.

L’offensive des Ardennes en décembre 1944 – janvier 1945, outre les craintes qu’elle suscite pour la population, ramène une certaine activité militaire car la région de Longuyon sert de zone arrière pour les troupes américaines qui y ramènent leurs blessés et leurs morts qui sont provisoirement enterrés près de Grand-Failly (près de trois mille soldats américains et plus de mille cinq cents Allemands y furent inhumés).

Source : Jean-Yves Mary

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